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Copilot, l'outil d'IA commercial de GitHub, est critiqué par la communauté du logiciel open source,
Pour sa reproduction aveugle des blocs de code

Le , par Stan Adkens

81PARTAGES

6  0 
Un outil de programmation alimenté par l’intelligence artificielle qui facilite la recherche d'échantillons de code peut sembler une aubaine pour les développeurs de logiciels, mais l'accueil réservé au nouvel outil Copilot de GitHub a été un peu plus froid. Si certains développeurs sont enthousiasmés par son potentiel, d’autres sont frustrés par la façon dont l’outil, permettant aux codeurs de gagner du temps, a été construit. En effet, GitHub Copilot tire le contexte des commentaires et du code et recommande instantanément des lignes individuelles et des fonctions entières. Mais ces derniers craignent que l'outil ne permette de contourner les exigences en matière de licence pour le code open source et de violer les droits d'auteur des utilisateurs individuels.

Copilot a été lancé en fin juin dans le cadre d'une Preview technique sur invitation uniquement, promettant de faire gagner du temps en répondant au code des utilisateurs par ses propres suggestions intelligentes. Ces suggestions sont basées sur des milliards de lignes de code public dont les utilisateurs ont publiquement contribué à GitHub, en utilisant un système d'IA appelé Codex de la société de recherche OpenAI.

Si Copilot représente un gain de temps considérable que certains qualifient de "magique", d'autres développeurs se montrent sceptiques, craignant que l'outil ne permette de contourner les exigences en matière de licence pour le code source ouvert et de violer les droits d'auteur des utilisateurs individuels.

Armin Ronacher, un éminent développeur de la communauté open source, est l’un des développeurs qui ont été frustrés par la façon dont Copilot a été construit. Il a expérimenté l’outil, a publié une capture d'écran sur Twitter, en trouvant étrange que Copilot, un outil d'intelligence artificielle qui est commercialisé, puisse produit du code protégé par le droit d'auteur.


Fonctionnement de GitHub Copilot

GitHub décrit Copilot comme l'équivalent IA de la "programmation en paire", dans laquelle deux développeurs travaillent ensemble sur un seul ordinateur. L'idée est qu'un développeur peut apporter de nouvelles idées ou repérer des problèmes que l'autre développeur aurait pu manquer, même si cela nécessite plus d'heures de travail.

Dans la pratique, cependant, Copilot est plutôt un outil utilitaire de gain de temps, qui intègre les ressources que les développeurs devraient autrement chercher ailleurs. Lorsque les utilisateurs saisissent des données dans Copilot, l'outil leur suggère des extraits de code à ajouter en cliquant sur un bouton. Ainsi, ils n'ont pas à passer du temps à chercher dans la documentation de l'API ou à rechercher des exemples de code sur des sites comme StackOverflow.


Un réseau neuronal dans GitHub Copilot est entraîné à l'aide de volumes massifs de données, constituées du code : des millions de lignes téléchargées par les 65 millions d'utilisateurs de GitHub, la plus grande plateforme au monde permettant aux développeurs de collaborer et de partager leur travail. Le but est que Copilot en apprenne suffisamment sur les modèles de code pour pouvoir faire du hacking lui-même. Il peut prendre le code incomplet d'un partenaire humain et terminer le travail en ajout les parties manquantes. Dans la plupart des cas, il semble réussir à le faire. GitHub prévoit de vendre l'accès à l'outil aux développeurs.

Comme pour la plupart des outils d'IA, GitHub souhaite également que Copilot devienne plus intelligent au fil du temps en fonction des données qu'il collecte auprès des utilisateurs. Lorsque les utilisateurs acceptent ou rejettent les suggestions de Copilot, son modèle d'apprentissage automatique utilisera ce retour d'information pour améliorer les suggestions futures, de sorte que l'outil deviendra peut-être plus humain à mesure qu'il apprendra.

Vives réactions de la communauté open source

Peu après le lancement de Copilot, certains développeurs ont commencé à s'alarmer de l'utilisation d'un code public pour entraîner l'IA de l'outil. L'une des préoccupations est que si Copilot reproduit des parties suffisamment importantes du code existant, il pourrait violer les droits d'auteur ou blanchir le code open source dans des utilisations commerciales sans licence appropriée. L'outil peut également recracher des informations personnelles que les développeurs ont publiées, et dans un cas, il a reproduit le code largement cité du jeu PC Quake III Arena de 1999, y compris le commentaire du développeur John Carmack.


L’utilisateur Hogan a aussi ajouté dans son fil de discussion : « Ce qui serait vraiment drôle, c'est que les gens qui maintiennent des dépôts populaires commençaient à mettre du mauvais code exprès ».

GitHub affirme que les dérapages de Copilot sont rares. Mais un autre utilisateur de Twitter, répondant au post de Ronacher, a écrit : « Et ici nous avons la preuve directe que GitHub reproduit directement un morceau de code sous GPL, ce qui prouve que c'est un outil vraiment dangereux à utiliser dans des environnements commerciaux ». Dans une autre réponse, on peut lire : « Lol, c'est du blanchiment de code… »

Un porte-parole de Github, a refusé de commenter et s'est contenté de renvoyer à la FAQ existante de la société sur la page Web de Copilot, qui reconnaît que l'outil peut produire des extraits de code textuels à partir de ses données d'entraînement. Cela se produit environ 0,1 % du temps, selon GitHub, généralement lorsque les utilisateurs ne fournissent pas suffisamment de contexte autour de leurs demandes ou lorsque le problème a une solution banale.

« Nous sommes en train de mettre en place un système de suivi de l'origine pour détecter les rares cas où le code est répété à partir de l'ensemble des données de formation, afin de vous aider à prendre de bonnes décisions en temps réel concernant les suggestions de GitHub Copilot », indique la FAQ de l'entreprise.

Entre-temps, le PDG de GitHub, Nat Friedman, a fait valoir sur un site de réseau social que la formation de systèmes d'apprentissage automatique sur des données publiques est une utilisation équitable, tout en reconnaissant que « la propriété intellectuelle et l'intelligence artificielle feront l'objet d'une discussion politique intéressante » à laquelle l'entreprise participera activement.

Cela n'a pas convenu à certains utilisateurs de GitHub qui disent que l'outil dépend de leur code et néglige leurs attentes quant à la façon dont il sera utilisé. La société a récolté du code libre d'utilisation et du code protégé par des droits d'auteur et « a mis le tout dans un mixeur afin de vendre la bouillie à des intérêts commerciaux et propriétaires », a déclare une programmeuse et conceptrice de jeux basée dans le Colorado dont les tweets sur le sujet sont devenus viraux. « On a l'impression de se moquer de l'open source ».

Dans un de ses tweets, elle a écrit : « GitHub Copilot a, de son propre aveu, été formé sur des montagnes de code GPL, donc je ne vois pas bien en quoi il ne s'agit pas d'une forme de blanchiment de code open source dans des œuvres commerciales. La phrase "il ne reproduit généralement pas les morceaux exacts" n'est pas très satisfaisante ».


« Le droit d'auteur ne couvre pas seulement le copier-coller ; il couvre les travaux dérivés. GitHub Copilot a été formé sur du code open source et la somme totale de tout ce qu'il sait a été tirée de ce code. Il n'y a pas d'interprétation possible du terme "dérivé" qui n'inclue pas cela », a-t-elle écrit. « La génération précédente d'IA a été entraînée sur des textes et des photos publics, sur lesquels il est plus difficile de revendiquer des droits d'auteur, mais celle-ci est tirée de grands corpus de travaux avec des licences très explicites testées par les tribunaux, donc j'attends avec impatience les inévitables /massifs/ recours collectifs à ce sujet ».

Sources : GitHub, Tweets (1, 2 & 3)

Et vous ?

Quel est votre avis sur GitHub Copilot ?
Que pensez-vous des commentaires des développeurs qui sont frustrés par la façon dont l’outil est construit ?
Que se passera-t-il si un code privé créé avec l’aide de Copilot viole les droits d'auteur ?

Voir aussi :

Microsoft crée un autocompléteur de code à l'aide de GPT-3, le système de génération de texte d'OpenAI, pour combler le manque de développeurs dans le monde
Open AI présente DALL-E (comme GPT-3), un modèle qui crée des images à partir de texte, pour un large éventail de concepts exprimables en langage naturel
OpenAI a publié l'IA de génération de texte qu'il disait trop dangereuse pour être divulguée, mais le modèle n'est pas encore parfait
Une IA génère des images de corps entiers de personnes qui n'existent pas, avec des modèles et des tenues photoréalistes

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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 17:22
Le triomphe du politiquement correct dans toute sa splendeur

Si on en arrive au fait que les mot Israël ou Palestine sont devenus "offensant" alors la je suis certains que c'est devenu n'importe quoi.

Je préfère avant du temps de Coluche ou de Desproges quand on pouvais encore dire ou écrire des conneries librement, c'était le bon temps...
30  1 
Avatar de 23JFK
Membre expert https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 19:20
C'est quoi cette merde ? Tu fais un jeu sur la seconde guerre mondiale, manifestement il y aura du nazi dans le code.
18  1 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 02/08/2021 à 11:55
La Free Software Foundation financera des articles sur les problèmes liés à Copilot, l'outil d'IA controversé de GitHub
pour sa reproduction aveugle des blocs de code

Copilot a été lancé en fin juin dans le cadre d'une Preview technique sur invitation uniquement, promettant de faire gagner du temps en répondant au code des utilisateurs par ses propres suggestions intelligentes. Ces suggestions sont basées sur des milliards de lignes de code public dont les utilisateurs ont publiquement contribué à GitHub, en utilisant un système d'IA appelé Codex de la société de recherche OpenAI.

Si Copilot représente un gain de temps considérable que certains qualifient de « magique », d'autres développeurs se montrent sceptiques, craignant que l'outil ne permette de contourner les exigences en matière de licence pour le code source ouvert et de violer les droits d'auteur des utilisateurs individuels.

Armin Ronacher, un éminent développeur de la communauté open source, est l’un des développeurs qui ont été frustrés par la façon dont Copilot a été construit. Il a expérimenté l’outil, a publié une capture d'écran sur Twitter, en trouvant étrange que Copilot, un outil d'intelligence artificielle qui est commercialisé, puisse produit du code protégé par le droit d'auteur.

Fonctionnement de GitHub Copilot

GitHub décrit Copilot comme l'équivalent IA de la « programmation en paire », dans laquelle deux développeurs travaillent ensemble sur un seul ordinateur. L'idée est qu'un développeur peut apporter de nouvelles idées ou repérer des problèmes que l'autre développeur aurait pu manquer, même si cela nécessite plus d'heures de travail.

Dans la pratique, cependant, Copilot est plutôt un outil utilitaire de gain de temps, qui intègre les ressources que les développeurs devraient autrement chercher ailleurs. Lorsque les utilisateurs saisissent des données dans Copilot, l'outil leur suggère des extraits de code à ajouter en cliquant sur un bouton. Ainsi, ils n'ont pas à passer du temps à chercher dans la documentation de l'API ou à rechercher des exemples de code sur des sites comme StackOverflow.


Un réseau neuronal dans GitHub Copilot est entraîné à l'aide de volumes massifs de données, constituées du code : des millions de lignes téléchargées par les 65 millions d'utilisateurs de GitHub, la plus grande plateforme au monde permettant aux développeurs de collaborer et de partager leur travail. Le but est que Copilot en apprenne suffisamment sur les modèles de code pour pouvoir faire du hacking lui-même. Il peut prendre le code incomplet d'un partenaire humain et terminer le travail en ajout les parties manquantes. Dans la plupart des cas, il semble réussir à le faire. GitHub prévoit de vendre l'accès à l'outil aux développeurs.

Comme pour la plupart des outils d'IA, GitHub souhaite également que Copilot devienne plus intelligent au fil du temps en fonction des données qu'il collecte auprès des utilisateurs. Lorsque les utilisateurs acceptent ou rejettent les suggestions de Copilot, son modèle d'apprentissage automatique utilisera ce retour d'information pour améliorer les suggestions futures, de sorte que l'outil deviendra peut-être plus humain à mesure qu'il apprendra.

Vives réactions de la communauté open source

Peu après le lancement de Copilot, certains développeurs ont commencé à s'alarmer de l'utilisation d'un code public pour entraîner l'IA de l'outil. L'une des préoccupations est que si Copilot reproduit des parties suffisamment importantes du code existant, il pourrait violer les droits d'auteur ou blanchir le code open source dans des utilisations commerciales sans licence appropriée. L'outil peut également recracher des informations personnelles que les développeurs ont publiées, et dans un cas, il a reproduit le code largement cité du jeu PC Quake III Arena de 1999, y compris le commentaire du développeur John Carmack.

L’utilisateur Hogan a aussi ajouté dans son fil de discussion : « Ce qui serait vraiment drôle, c'est que les gens qui maintiennent des dépôts populaires commençaient à mettre du mauvais code exprès ».

GitHub affirme que les dérapages de Copilot sont rares. Mais un autre utilisateur de Twitter, répondant au post de Ronacher, a écrit : « Et ici nous avons la preuve directe que GitHub reproduit directement un morceau de code sous GPL, ce qui prouve que c'est un outil vraiment dangereux à utiliser dans des environnements commerciaux ». Dans une autre réponse, on peut lire : « Lol, c'est du blanchiment de code… ».

La réaction de la Free Software Foundation

« GitHub de Microsoft a récemment annoncé un nouveau service appelé Copilot. Ce service utilise l'apprentissage automatique pour aider à suggérer des extraits de code aux développeurs lorsqu'ils écrivent des logiciels. GitHub a entraîné ce réseau de neurones avec le code hébergé sur GitHub*; alors que la Free Software Foundation (FSF) exhorte les développeurs de logiciels libres à ne pas héberger leur code sur GitHub, beaucoup le font, et même beaucoup qui n'y voient pas leur travail reflété par d'autres.

« Nous savons déjà que Copilot tel qu'il est est inacceptable et injuste, de notre point de vue. Il nécessite l'exécution d'un logiciel qui n'est pas gratuit (Visual Studio ou des parties de Visual Studio Code) et Copilot est un service en tant que substitut logiciel. Ce sont des questions réglées en ce qui nous concerne.

« Cependant, Copilot soulève de nombreuses autres questions qui nécessitent un examen plus approfondi.

« La Free Software Foundation a reçu de nombreuses demandes de renseignements sur notre position sur ces questions. Nous pouvons voir que l'utilisation par Copilot de logiciels sous licence libre a de nombreuses implications pour une très grande partie de la communauté du logiciel libre. Les développeurs veulent savoir si la formation d'un réseau de neurones sur leur logiciel peut vraiment être considérée comme une utilisation équitable. D'autres personnes susceptibles d'être intéressées par l'utilisation de Copilot se demandent si les extraits de code et autres éléments copiés à partir des référentiels hébergés sur GitHub pourraient entraîner une violation du droit d'auteur. Et même si tout peut être juridiquement satisfaisant, les militants se demandent s'il n'y a pas quelque chose de fondamentalement injuste à ce qu'une société de logiciels propriétaires construise un service à partir de leur travail.

« Avec toutes ces questions, dont beaucoup ont des implications juridiques qui, à première vue, n'ont peut-être pas été testées auparavant devant un tribunal, il n'y a pas beaucoup de réponses simples. Pour obtenir les réponses dont la communauté a besoin et identifier les meilleures opportunités pour défendre la liberté des utilisateurs dans cet espace, la FSF annonce un appel financé à des livres blancs sur Copilot, le droit d'auteur, l'apprentissage automatique et les logiciels libres.

« Nous lirons les livres blancs soumis et nous publierons ceux qui, selon nous, contribueront à élucider le problème. Nous offrirons une récompense monétaire de 500 $ pour les articles que nous publions.

« Nous examinerons également les demandes de financement pour faire d'autres recherches menant à un article ultérieur ».

Source : Free Software Foundation

Et vous ?

Que pensez-vous de Copilot ?
Que pensez-vous de la démarche de GitHub ?
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Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 16:55
GitHub Copilot, l’IA de suggestion de blocs de code pour développeurs, bannit un millier de termes jugés offensants (noir, nazi, etc.)
Pour plus d’inclusion dans l’univers de l’informatique

Les questions de diversité en lien avec la terminologie utilisée dans l’univers de l’informatique refont surface. GitHub prend une nouvelle fois position sur la question au travers de Copilot. L’outil de suggestion de blocs de code pour développeurs intègre une liste codée de 1170 mots pour l’empêcher de répondre aux entrées ou de générer des sorties avec des termes jugés offensants. Petit tour d’horizon sur ledit contenu et les controverses y relatives.

L’apparition du terme « retards » dans cette liste peut être sujette à controverse. Pris en anglais, celui-ci pourrait renvoyer à la désignation d’un tiers comme retardé mental. Son exclusion comme terme offensant serait alors compréhensible vu sous cet angle. Seulement, le terme renvoie au fait d’arriver trop tard ou de n’avoir pas encore fait ce qui aurait dû l’être si l’on s’y réfère en français.

Avez-vous aussi le sentiment que des développeurs en informatique de sexe féminin se sentiraient offusqués de parcourir de la documentation qui ne s’appuie que sur l’utilisation du pronom masculin he ? Vous sentiriez-vous marginalisé en tant que développeur de sexe masculin si vous deviez utiliser du contenu qui fait uniquement usage du pronom féminin she ? C’est pour répondre à des questionnements de ce type que l’équipe OpenSSH a procédé au remplacement desdits pronoms par they. GitHub Copilot répond à la même problématique en bannissant toute expression de genre : homme, femme, fille, garçon, mâle, femelle, etc.

Les développeurs qui font usage de l’outil pour manipuler une liste de pays du Moyen-Orient pourraient se heurter au mur de la non-apparition de termes comme Israël ou Palestine dans les suggestions. En sus, ça pourrait être une offense contre des développeurs de nationalité nigériane de constater que le terme « nigerians » fait partie des bannis.



La liste complète des mots est disponible sur le site du professeur Brendan Dolan-Gavitt. Elle y est publiée avec le codage ROT13 - qui consiste à décaler les lettres de 13 places dans l'alphabet - afin de tenir les discours haineux à l'écart des moteurs de recherche et des personnes qui tombent sur la page sans vraiment vouloir voir au-delà du chiffrement.

Ce positionnement de GitHub s’inscrit dans une vague d’application du politiquement correct à l’univers du génie logiciel. Le tableau est de plus en plus riche en cas. À titre d’exemple, une revue de code initiée par un contributeur de l’implémentation open source de Java SE a révélé la présence d’expressions comme f*ck, b*tch au sein du code source. Le constat avait débouché sur l’attente d’un jeu de modifications destiné à débarrasser les sources de la dizaine « d’expressions à problèmes. »

L’équipe code de conduite du projet Debian a de même requis le retrait d’un paquetage de l’archive au motif de ce que ce dernier renvoie à une partie du corps d’une femme. Le paquetage en question est Web Outside of Browsers – weboob ; c’est un ensemble d’outils ligne de commande pour interagir avec des sites web. C’est près de 30 applis, dont boobtracker, cookboob, flatboob, etc. Bref, trop de « boob » pour un mainteneur Debian qui avait alors commenté que « ce logiciel (binaires inclus) contient des références enfantines à une partie du corps d’une femme en particulier. »

Weboob a fait l’objet d’une première introduction à l’archive Debian en 2010. Au mois d’août 2018, des signalements liés à la formulation des noms du paquetage (et des applications en son sein) ont fait surface. Sur la liste de diffusion Debian, un contributeur relevait alors que weboob c’est aussi « des icônes sexuellement suggestives. »



En septembre 2018, la communauté Python s’est engagée sur un front similaire. Elle a lancé le processus de suppression des termes « master » et « slave » de sa documentation et de sa base de code. On évoquait alors la nécessité de prendre de la distance d’avec ces derniers pour des raisons de diversité et pour leur connotation à l’esclavage.

Sources : GitHub, Twitter

Et vous ?

Que pensez-vous de l’application du politiquement correct à l’univers du génie logiciel ?
Procéder à une telle censure peut-il mettre un terme à des siècles d’injustice ou de discrimination ?

Voir aussi :

Python va supprimer les termes "master/slave" de sa documentation et sa base de code pour des raisons de diversité et leur connotation à l'esclavage

L'équipe du langage Go retire les termes "whitelist", "blacklist", "master" et "slave" de sa documentation et de sa base de code parce qu'ils véhiculent des stéréotypes raciaux

Amazon annonce que la police ne pourra pas utiliser sa technologie de reconnaissance faciale pendant un an, suite aux manifestations liées à la mort de George Floyd

Après Apple, Google supprime à son tour l'application Gab de son Play Store, pour avoir violé sa politique relative aux discours haineux
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Avatar de calvaire
Membre expert https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 21:53
Citation Envoyé par JPLAROCHE Voir le message
bonjour,
Tombé sur la tête .... voilà quand les extrêmes s'appliquent.
blaklist (noir sur fond noir) le mot noir n’appartiens pas à une ethnie par exemple....... etc....

à moins qu'ils soient devenu racialisé bref du n'importe-quoi c'est pareil dans la féminisation des mots, avez remarqué comment les femmes n'utilise pas les mots au féminin c'est impressionnant.

donc tous les mots dans l’argot informatique des divers langage vont être révisés !!!!!!!!! alors il faut réécrire la bible car celle écrite (populaire n'est fait qu'avec 2000 mots pour cause d’illettrisme) et le pti beur de banlieue il en dit quoi rien à branlé... en parlant son jargon. Et ne pensée pas que je soit raciste car j'ai lutter et me bat encore contre le racisme (et fait casser le nez physiquement) mais quand le politique fait de la politique pour elle même on arrive a des aberrations.
dans mes tests unitaires, je prend un truc qui m'inspire pour faire le scénario de teste (titanic, taliban, hitler...) en fonction de ce que je vois passer sur bfm.

Apres pour les créateurs de jeux oui forcément y'a des trucs comme ca dans le code, si le jeu contient des "salopes" (duke nuken 3d) il est je pense intelligent d'appeler une fonction associé a ce personnage "bitche_machintruc", si j'ai hitler qui parle (wolfenstein) il semble logique d'appeler la piste audio Hitler_speech.mp3 ou Fuhrer_speech.mp3 (HOI4 ou Wolfenstein par exemple)
Si j'ai l'ia de ben laden à coder je vais c'réer une fonction ben_laden_ia() (postal 2)
C'est indispensable pour comprendre le code.

dans un logiciel de gestion ce serait étrange de retrouver ces choses par contre.
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Avatar de JPLAROCHE
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 19:43
bonjour,
Tombé sur la tête .... voilà quand les extrêmes s'appliquent.
blaklist (noir sur fond noir) le mot noir n’appartiens pas à une ethnie par exemple....... etc....

à moins qu'ils soient devenu racialisé bref du n'importe-quoi c'est pareil dans la féminisation des mots, avez remarqué comment les femmes n'utilise pas les mots au féminin c'est impressionnant.

donc tous les mots dans l’argot informatique des divers langage vont être révisés !!!!!!!!! alors il faut réécrire la bible car celle écrite (populaire n'est fait qu'avec 2000 mots pour cause d’illettrisme) et le pti beur de banlieue il en dit quoi rien à branlé... en parlant son jargon. Et ne pensée pas que je soit raciste car j'ai lutter et me bat encore contre le racisme (et fait casser le nez physiquement) mais quand le politique fait de la politique pour elle même on arrive a des aberrations.
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Avatar de byrautor
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 10/09/2021 à 10:20
" peut être remplacé par "Hydra", ça a déjà été démontré ! "
Aspartam de quoi as tu peur ?
Vous les jeunes, car j'imagine que tu es jeune (j'ai 89 ans), ne supportez plus rien.
Effectivement après le "lavage de cerveau" des "enseignements modernes" qui "démontrent" l'indémontrable la réalité est devenue virtualité.
nazi, noir, résistant, terroriste, il y en a des milliers comme cela qui me sont insupportables (la moitié de ma famille dont mon père sont morts en 1944), mais si je les supprime de mon langage en créant un autre langage la réalité reste !
Un peu de courage que diable, ah Diable : voilà un mot à supprimer du dictionnaire çà sent les Religions.
Relisez un peu Voltaire SVP !
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Avatar de Aspartame
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 03/09/2021 à 19:35
Citation Envoyé par 23JFK Voir le message
C'est quoi cette merde ? Tu fais un jeu sur la seconde guerre mondiale, manifestement il y aura du nazi dans le code.
peut être remplacé par "Hydra", ça a déjà été démontré .
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Avatar de Christian.BG
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 10/09/2021 à 9:34
Que l'on utilise des termes pour désigner des fonctions, des variables, des noms de programmes faisant appel à des notions de couleur (noir, blanc, rouge, jaune...), de pays (Israel, Palestine, Nigeria...) de genre (homme, femme, enfant, fille, garçon...) ne me semble pas porter atteinte à la probité des uns et des autres. Ici, on atteint juste des sommets dans l'intolérance, le politiquement correct qui en devient très incorrect comme l'écriture inclusive qui est une hérésie. Ce ne sont pas les termes qu'il faut juridiciser, mais le contexte de leur utilisation Et dans ce cas, il sera difficile même pour de l'IA d'en déterminer la teneur, surtout que le sens n'est pas identique en fonction des pays, des langues et même parfois, localement dans un pays.
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Avatar de jmsei
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 10/09/2021 à 14:38
Le monde anglo-saxon est malade et névrosé, il relève de plus en plus de la psychiatrie.
Le problème avec eux c'est qu'ils cherchent à infester le monde dans tous les domaines avec leur maladie mentale.
Tous systèmes ou toutes applications qui auraient la prétention de me dicter ce que je dois penser et qui voudront m'imposer leurs délires seront boycottés.
Je ne travaillerai jamais pour une entreprise qui pratique l'infamie de l'écriture "inclusive" et toutes les dérives de la bien pensance nord américaine.
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